• Le jeune Printemps, encore hésitant,

    Vient te faire éclore, fragile passiflore,

    Réveillant soudain, grandiose matin,

    Le vol de l'essaim dans les clairs jardins.

     

    L’Été a tissé, de ses doigts charmants,

    Des champs d'or, pâlis, rêvant de couchants,

    Des rayons fastueux, sous des ciels en feu,

    Ô Astre précieux, dans le firmament.

     

    L'Automne impétueux, vif et lumineux

    De vives couleurs éblouit nos yeux ;

    Un Impressionniste, au pinceau magique,

    Qui vient dessiner oeuvre poétique.

     

    Le rageux Hiver glace lentement

    Nos prés, nos étangs. Puis, tel un calice,

    La neige si pâle, comme un noble lys,

    Etend, doucement, son long manteau blanc.

     

    Ainsi de nos vies : aurores éclatantes

    Versant sur les prés des miroirs changeants,

    Sous de clairs soleils, des rires d'enfants,

    Balayés, au soir, par des vents violents.

     

    Christine Larrieu


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  • Il est mort, le rieur, les doigts pleins d'encre

    Gavroche du crayon, espiègle diablotin

    Qui croquait la bêtise de sa plume épicée.

    Son regard, lampion contre l'obscurantisme

    S'est éteint ce matin. Ravivons la lumière

    Nulle voix ne va jamais se taire

    Face à la barbarie encagoulée.

    Debout les vivants !

    Aucune peur ne musellera nos paroles :

    Sans bâillon ni camisole,

    Par un cri accordé à nos gorges éraillées

    D'une seule et même voix clamons :

    Le rire vole plus haut que les plombs !

    Rions, rions de l'ignorance crasse

    Des fanatismes de tout poil.

    Poètes, affûtons nos crayons

    Osons être plus audacieux en créant

    Ce rien et ce tout qui se nourrit d'âme

    Et qui fait vivre intensément.

     

    Michelle Grenier

     


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  • Bonne Fête à tous les Amoureux.

    Grosses bises à vous tous.

    Marie-France

     

    St Valentin.


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  • Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête,

    Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi !

    Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête,

    Cher petit oreiller, que je dors bien sur toi !

     

    Beaucoup, beaucoup d'enfants, pauvres et nus, sans mère,

    Sans maison, n'ont jamais d'oreiller pour dormir ;

    Ils ont toujours sommeil, ô destinée amère !

    Maman ! douce maman ! cela me fait gémir...

     

    Marceline Desbordes-Valmore.


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  • Voici que Février revient, plein de promesses,

    Çà et là quelques fleurs s'ouvrent hâtivement;

    Il peut encore neiger, mais le grand froid régresse

    Et l'on perçoit déjà des jours l'allongement.

     

    Le printemps apparaît, le rude hiver s'achève;

    Par les champs, par les prés, dévalent les ruisseaux,

    Le vieil arbre bourgeonne et se gorge de sève,

    Bientôt, dans la ramée, nicheront les moineaux.

     

    Un soleil radieux inonde la colline,

    Au jardin tout prend vie, tout cherche à émouvoir,

    Et je sens, sous mes pas, tandis que je chemine,

    La terre  qui frémit et palpite d'espoir.

     

    Isabelle Callis-Sabot


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