Top articles
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Poème : Paul Eluard : La courbe de tes yeux (1926)
La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux...
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Poème : Baudelaire: L'albatros.
Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur,...
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Tristan Derème : Les fraises.
Les fraises dans le plat de blanche porcelaine Gardent la fraîche odeur de l'aube dans la plaine, Des branches, de la mousse et des sources glacées. Sur la nappe, j'ai mis ton bouquet de pensées Et tandis que, les yeux pensifs, tu te recueilles, Ce soir...
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Poème A. Rimbaud : Rêvé pour l'hiver.
L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux. Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses,...
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Saisons.
Le jeune Printemps, encore hésitant, Vient te faire éclore, fragile passiflore, Réveillant soudain, grandiose matin, Le vol de l'essaim dans les clairs jardins. L’Été a tissé, de ses doigts charmants, Des champs d'or, pâlis, rêvant de couchants, Des rayons...
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Contrepèterie.
La contrepèterie est un art oral. C'est le masque décent d'une phrase gaillarde. Elle ne doit jamais être traduite. La contrepèterie est drôle en ce qu'elle recèle, derrière le masque de la bienséance, une phrase triviale à l'état virtuel. Aussi longtemps...
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Maurice Carême : Mars.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
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Henri Monnier : Chats de partout .
Je suis le chat de cimetière, De terrain vague et de gouttière, De Haute-Egypte et du ruisseau Je suis venu de saut en saut. Je suis le chat qui se prélasse A l'instant où le soleil passe. Dans vos jardins et dans vos cours Sans avoir patte de velours....
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Poème: Arthur Rimbaud(1854-1891) : Ma bohème.
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées. Mon paletot aussi devenait idéal. J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal: Oh là là, que d'amours splendides j'ai rêvées! Mon unique culotte avait un large trou. Petit-Poucet rêveur, j'égrenais...
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Paul Degray : Le chat abandonné.
Je suis le chat de ton quartier On me dit abandonné. Ne cherche pas à m'attraper Car mes griffes sont acérées. Je me promène sur les toits Qu'il fasse nuit, qu'il fasse froid. Je n'ai pas peur de tomber Car la lune sait me guider. Pour manger au restaurant...
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Avril.
Déjà les beaux jours, la poussière, Un ciel d'azur et de lumière, Les murs enflammés, les longs soirs ; Et rien de vert ; à peine encore Un reflet rougeâtre décore Les grands arbres aux rameaux noirs ! Ce beau temps me pèse et m'ennuie ; Ce n'est qu'après...
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Pluie d'avril.
Les tilleuls, les lilas d'Espagne et les sureaux, Sous l'averse chaude d'avril S'épanouissent. Quand le soleil brillera-t-il ? Ah ! quand chanteront les oiseaux ? L'herbe envahit le jardin tout entier, Le chat s'endort dans le grenier, J'entends grincer...
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Emile Despax : La maison des glycines.
Dans le ciel vert le jour va naître, Il fait très doux; L'aube blanchit votre fenêtre, Eveillez-vous. Voyez la ligne des collines Est d'or, là-bas; Ecoutez au fond des glycines Et des lilas, Ecoutez au profond des treilles Et des roseaux, Ecoutez toutes...
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Le vent du soir.
Le vent du soir berce ma peine. De molles branches, doucement Balancées, frémissent à peine Sous un souffle lent et clément. Le ciel mouvant tourne et s'abaisse Et, brusquement, voici la nuit. J'entends glisser, entre les haies, La fraîcheur vive de la...
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Gavroche du crayon. ( à Cabu )
Il est mort, le rieur, les doigts pleins d'encre Gavroche du crayon, espiègle diablotin Qui croquait la bêtise de sa plume épicée. Son regard, lampion contre l'obscurantisme S'est éteint ce matin. Ravivons la lumière Nulle voix ne va jamais se taire Face...
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Mars.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
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Durer.
Une rafale une seule D'horizon à horizon Et ainsi sur toute la terre Pour balayer la poussière Les myriades de feuilles mortes Pour dépouiller tous les arbres Pour dévaster les cultures Pour abattre les oiseaux Pour éparpiller les vagues Pour détruire...
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Louis Brauquier : L'hiver est un pays...
L'hiver est un pays de barques noires et blanches Chargées de neige et pressées l'une contre l'autre, Le long des pannes immobiles des vieux ports. Elles attendent des pêcheurs, des plaisanciers; Et se balancent, lentement, dans de l'eau sombre En laissant...
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Guillaume Apollinaire : Le mai le joli mai
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin Des dames regardaient du haut de la montagne Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne Qui donc a fait pleurer les saules riverains Or des vergers fleuris se figeaient en arrière Les pétales tombés des cerisiers...
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Poème: Baudelaire : Les bijoux.
Pour finir avec Baudelaire, un poème très long mais superbe. La très chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves...
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Maurice Carême : La lanterne magique.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
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Poème: Alfred de Vigny: Contes des temps de neige.
Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires, Des histoires du temps passé, Quand les branches d'arbres sont noires, Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé ! Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s'élance, Quand sous le manteau...
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Calembours.
"Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu hais." Victor Hugo. "C'est une effroyable et admirable chose qu'un incendie vu à brûle-pour-point." "Sais-tu pourquoi les sauvages vont tout nus ? - C'est parce que Christophe Colomb les a découverts."...
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Poète anonyme du XIV ° siècle : En mai, au doux temps nouveau
En mai, au doux temps nouveau, quand reverdissent les prés, j'ouïs sous un arbrisseau chanter le rossignolet. Saderala don ! il fait si bon dormir sous le buissonnet. Comme j'étais pensif, je m'assis sous le buisson: je m'y endormis un peu au doux chant...
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Peyrot de Pradinas : Tout rit dans la nature .
Mais le saule est en sève et pousse ses chatons ; Le rosier, le lilas se couvrent de boutons. Déjà tout est joyeux, tout rit dans la nature. La terre a recouvré sa première parure Et les gais oisillons sur les tendres rameaux Préparent leur gosier à des...
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