Top articles
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Le carillon.
Le carillon bat dans la pluie Méticuleuse de province. Le carillon bat, chante et grince Sous ma fenêtre et je t'écris : " Il pleut. Vas-tu m'aimer longtemps, ma tendre amie ? " Je n'en sais rien. Tu n'en sais rien Et notre amour si plein de frissons...
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Pierre Menanteau: Renouveau.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
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Victor Hugo : Quand mai se dépense tout entier.
La journée était charmante. C'était l'un de ces jours printaniers où mai se dépense tout entier. Les premiers papillons se posaient sur les premières roses. Tout était neuf, dans la nature, les herbes, les mousses, les feuilles, les parfums, les rayons....
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Charles Baudelaire : Tristesses de la lune.
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ; Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, Qui d'une main distraite et légère caresse Avant de s'endormir le contour de ses seins, Sur le dos satiné des molles avalanches, Mourante, elle se livre aux longues...
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CHARLES BEAUDELAIRE(1821-1867) : LE CHAT (Spleen et idéal)
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir...
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Pierre Menanteau : Du mois d'avril au mois de mai.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
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Le dormeur du val.
C'est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent, où le soleil, de la montagne fière, Luit ; C'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue Et la nuque baignant dans...
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Poème : Louis Mercier : Chez nous.
Septembre. La journée est transparente et pure. L'automne semble un beau souvenir de l'été, Et ne menace pas encor les feuilles mûres. Le ciel est une immense coupe de clarté. Le visage sacré de la terre respire La paix, la plénitude et la fécondité....
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Emile Verhaeren : Les greniers .
Sous le manteau des toits s'étalaient les greniers, Larges, profonds, avec de géantes lignées De traverses en croix et de lourds madriers, D'où pendaient à des fils un peuple d'araignées Les récoltes d'été s'y trouvaient alignées ; Le seigle et le froment...
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Paul Eluard : Durer .
Une rafale une seule D'horizon à horizon Et ainsi sur toute la terre Pour balayer la poussière Les myriades de feuilles mortes Pour dépouiller tous les arbres Pour dévaster les cultures Pour abattre les oiseaux Pour éparpiller les vagues Pour détruire...
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Poème de Paul Verlaine (1844-1896) : Ariette
Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville: Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur? O bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un cœur qui s'ennuie O le chant de la pluie ! Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s'écoeure...
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Pensées autour du chat ...
Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave. Théophile Gautier. J'aime les chats parce que j'aime ma maison et qu'ils en deviennent peu à peu l'âme visible. Jean Cocteau. Peu importe que le chat soit gris...
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Théophile Gautier: Printemps.
Regardez les branches, Comme elles sont blanches! Il neige des fleurs. Riant dans la pluie, Le soleil essuie Les saules en pleurs, Et le ciel reflète Dans la violette Ses pures couleurs. La mouche ouvre l'aile, Et la demoiselle Aux prunelles d'or, Au...
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Poème: Alphonse de Lamartine : Quand les volets battent le granit.
Le mur est gris, la tuile est rousse, L'hiver a rongé le ciment; Des pierres disjointes la mousse Verdit l'humide fondement ; Les gouttières, que rien n'essuie, Laissent, en rigoles de suie S'égoutter le ciel pluvieux, Traçant sur la vide demeure Ces...
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Renouveau.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
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Maurice Carême : Mars.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
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Neige sur Amsterdam.
Regardez, la neige tombe ! Oh, il faut que je sorte ! Amsterdam endormie dans la nuit blanche, les canaux de jade sombre sous les petits ponts neigeux, les rues désertes, mes pas étouffés, ce sera la pureté, fugitive, avant la boue de demain. Voyez les...
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Gérard de Nerval : Avril .
Déjà les beaux jours, la poussière, Un ciel d'azur et de lumière, Les murs enflammés, les longs soirs; Et rien de vert; à peine encore Un reflet rougeâtre décore Les grands arbres aux rameaux noirs ! Ce beau temps me pèse et m'ennuie; Ce n'est qu'après...
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Variantes régionales de charades.
Charades avec l'accent alsacien : 1) Mon premier est un chentarme qui rentre à la caserne, Mon teussième est un chentarme qui rentre à la caserne, Mon troissième est un chentarme qui rentre à la caserne, Mon quatrième est un chentarme qui rentre à la...
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Charles d'Orléans:(1391-1465) Rondeaux.
Hiver, vous n'êtes qu'un vilain. Eté est plaisant et gentil: En témoignent Mai et Avril Qui l'escortent soir et matin. Eté revêt champs, bois et fleurs De son pavillon de verdure Et de maintes autres couleurs Par l'ordonnance de Nature. Mais vous, Hiver,...
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Le vent du soir.
Le vent du soir berce ma peine. De molles branches, doucement Balancées, frémissent à peine Sous un souffle lent et clément. Le ciel mouvant tourne et s'abaisse Et, brusquement, voici la nuit. J'entends glisser entre les haies, La fraîcheur vive de la...
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Automne.
Odeur des pluies de mon enfance Derniers soleils de la saison ! A sept ans comme il faisait bon Après d'ennuyeuses vacances, Se retrouver dans sa maison ! La vieille classe de mon père, Pleine de guêpes écrasées, Sentait l'encre,le bois, la craie Et ces...
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De mes nouvelles: Retour à la maison.
Bonjour mes amis, Rassurez-vous, je suis enfin sortie de l'hôpital ce jeudi 22, à 14h, après sept jours d’hospitalisation. Avec un traitement à la clé, antibiotiques jusqu'à demain et oxygène à la demande. Je suis un peu fatiguée des suites de cette hospitalisation...Mais...
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Poème: Alfred de Vigny: Contes des temps de neige.
Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires, Des histoires du temps passé, Quand les branches d'arbres sont noires, Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé ! Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s'élance, Quand sous le manteau...
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Henri Monnier : Chats de partout .
Je suis le chat de cimetière, De terrain vague et de gouttière, De Haute-Egypte et du ruisseau Je suis venu de saut en saut. Je suis le chat qui se prélasse A l'instant où le soleil passe. Dans vos jardins et dans vos cours Sans avoir patte de velours....
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