Top articles
-
Automne de Maurice Carême.
Puisque l'automne approche à grands pas, voici un poème d'actualité : L'automne, au coin du bois, Joue de l'harmonica. Quelle joie chez les feuilles ! Elles valsent au bras Du vent qui les emporte. On dit qu'elles sont mortes, Mais personne n'y croit....
-
CHARLES BEAUDELAIRE(1821-1867) : LE CHAT (Spleen et idéal)
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir...
-
Le dormeur du val.
C'est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent, où le soleil, de la montagne fière, Luit ; C'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue Et la nuque baignant dans...
-
Francis Carco : L'averse.
Un arbre tremble sous le vent, Les volets claquent. Comme il a plu, l'eau fait des flaques. Des feuilles volent sous le vent Qui les disperse. Et, brusquement, il pleut à verse. Le jour décroît. Sur l'horizon qui diminue Je vois la silhouette nue D'un...
-
Francis CARCO : Le carillon.
Le carillon bat dans la pluie Méticuleuse de province. Le carillon bat, chante et grince Sous ma fenêtre et je t'écris: " Il pleut. Vas-tu m'aimer longtemps, ma tendre amie? " Je n'en sais rien, tu n'en sais rien Et notre amour si plein de frissons et...
-
Renouveau.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
-
José Maria de Heredia : Epiphanie .
Donc Balthazar, Melchior et Gaspard, les rois mages Chargés de nefs d'argent, de vermeil et d'émaux Et suivis d'un très long cortège de chameaux S'avancent, tels qu'ils sont dans les vieilles images. De l'Orient lointain, ils portent les hommages Au pied...
-
Maurice Carême : Mars.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
-
Pierre Menanteau : Du mois d'avril au mois de mai.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
-
Le carillon.
Le carillon bat dans la pluie Méticuleuse de province. Le carillon bat, chante et grince Sous ma fenêtre et je t'écris : " Il pleut. Vas-tu m'aimer longtemps, ma tendre amie ? " Je n'en sais rien. Tu n'en sais rien Et notre amour si plein de frissons...
-
Le mai le joli mai.
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin Des dames regardaient du haut de la montagne Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne Qui donc a fait pleurer les saules riverains Or des vergers fleuris se figeaient en arrière Les pétales tombés des cerisiers...
-
Durer.
Une rafale une seule D'horizon à horizon Et ainsi sur toute la terre Pour balayer la poussière Les myriades de feuilles mortes Pour dépouiller tous les arbres Pour dévaster les cultures Pour abattre les oiseaux Pour éparpiller les vagues Pour détruire...
-
Emile Verhaeren : Les greniers .
Sous le manteau des toits s'étalaient les greniers, Larges, profonds, avec de géantes lignées De traverses en croix et de lourds madriers, D'où pendaient à des fils un peuple d'araignées Les récoltes d'été s'y trouvaient alignées ; Le seigle et le froment...
-
Poème : Louis Mercier : Chez nous.
Septembre. La journée est transparente et pure. L'automne semble un beau souvenir de l'été, Et ne menace pas encor les feuilles mûres. Le ciel est une immense coupe de clarté. Le visage sacré de la terre respire La paix, la plénitude et la fécondité....
-
Paul Eluard : Durer .
Une rafale une seule D'horizon à horizon Et ainsi sur toute la terre Pour balayer la poussière Les myriades de feuilles mortes Pour dépouiller tous les arbres Pour dévaster les cultures Pour abattre les oiseaux Pour éparpiller les vagues Pour détruire...
-
Poème : Henri de Régnier (1864-1936) : Odelette.
Un petit roseau m'a suffi Pour faire frémir l'herbe haute Et tout le pré Et les doux saules Et le ruisseau qui chante aussi; Un petit roseau m'a suffi A faire chanter la forêt. Ceux qui passent l'ont entendu Au fond du soir, en leurs pensées, Dans le...
-
Maurice Carême : Printemps en ville.
Le printemps submerge la ville D'oiseaux qu'il lance sur les toits. Partout des visages tranquilles Fleurissent les carreaux étroits. Le vert a envahi les parcs Où les platanes font la roue. Les statues ont bandé leur arc Et mettent les passants en joue....
-
Henri Monnier : Chats de partout .
Je suis le chat de cimetière, De terrain vague et de gouttière, De Haute-Egypte et du ruisseau Je suis venu de saut en saut. Je suis le chat qui se prélasse A l'instant où le soleil passe. Dans vos jardins et dans vos cours Sans avoir patte de velours....
-
De mes nouvelles: Retour à la maison.
Bonjour mes amis, Rassurez-vous, je suis enfin sortie de l'hôpital ce jeudi 22, à 14h, après sept jours d’hospitalisation. Avec un traitement à la clé, antibiotiques jusqu'à demain et oxygène à la demande. Je suis un peu fatiguée des suites de cette hospitalisation...Mais...
-
Automne.
Odeur des pluies de mon enfance Derniers soleils de la saison ! A sept ans comme il faisait bon Après d'ennuyeuses vacances, Se retrouver dans sa maison ! La vieille classe de mon père, Pleine de guêpes écrasées, Sentait l'encre,le bois, la craie Et ces...
-
Le lézard sur la pierre blanche.
Encore un peu et le soleil s'arrêtera. Les lutins de l'aube Ont soufflé dans les coquillages secs ; Le lézard sur la pierre blanche Reste immobile Regardant l'herbe grillée Là où la couleuvre a glissé. Une aile noire trace une entaille profonde Haut dans...
-
Fin d'année.
Sous des cieux faits de filasse et de suie, D'où choit morne et longue la pluie, Voici pourrir, Au vent tenace et monotone, Les ors d'automne; Voici les ors et les pourpres mourir. Ô vous qui frémissiez, doucement volontaires, Là-haut, contre le ciel,...
-
L'Irlande
IRLANDE On ne raconte pas l'Irlande... On en prend plein les yeux, Plein la gueule, plein le foie. On ne raconte pas l'Irlande... On la respire toute Aux haleines salées Des rochers de Moher; On l'écoute se plaindre Au be-bop du bodhran Martelant les...
-
Mars.
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les bourgeons Si longuement qu'il les fait luire. Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour...
-
Gérard de Nerval : Le coucher du soleil .
Quand le soleil du soir parcourt les Tuileries Et jette l'incendie aux vitres du château ; Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d'eau Tout plongé dans mes rêveries ! Et de là, mes amis, c'est un coup d'œil fort beau De voir, lorsqu'à l'entour la...
/image%2F0651601%2F20241207%2Fob_17c308_arrondi-spring-birds-and-flowers-wallp.png)