Top articles
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Maurice Rollinat: Le rossignol.
Quand le soleil rit dans les coins, Quand le vent joue avec les foins, A l'époque où l'on a le moins D'inquiétudes; Avec Mai, le mois enchanteur Qui donne à l'air bonne senteur, Il nous revient, l'oiseau chanteur Des solitudes. Il habite les endroits...
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Henri Monnier : Chats de partout .
Je suis le chat de cimetière, De terrain vague et de gouttière, De Haute-Egypte et du ruisseau Je suis venu de saut en saut. Je suis le chat qui se prélasse A l'instant où le soleil passe. Dans vos jardins et dans vos cours Sans avoir patte de velours....
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Maurice CAREME: L'heure du crime..
Minuit. Voici l'heure du crime. Sortant d'une chambre voisine, Un homme surgit dans le noir. Il ôte ses souliers, S'approche de l'armoire Sur la pointe des pieds Et saisit un couteau Dont l'acier luit, bien aiguisé. Puis , masquant ses yeux de fouine...
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Poème de José Maria de Hérédia (1842-1905): Soleil couchant
Les ajoncs éclatants, parure du granit, Dorent l'âpre sommet que le couchant allume; Au loin, brillante encor par sa barre d'écume, La mer sans fin commence où la terre finit. A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid Se tait, l'homme est rentré sous...
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Poème de Charles Baudelaire(1821-1867) : Le serpent qui danse (Spleen et idéal)
Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon...
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Le carillon.
Le carillon bat dans la pluie Méticuleuse de province. Le carillon bat, chante et grince Sous ma fenêtre et je t'écris : " Il pleut. Vas-tu m'aimer longtemps, ma tendre amie ? " Je n'en sais rien. Tu n'en sais rien Et notre amour si plein de frissons...
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Arthur RIMBAUD : Le dormeur du val.
Même si ce poème est tragique et représente toute l'horreur de la guerre, pour moi , c'est un des plus beaux poèmes de notre langue... C'est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent, où le soleil,...
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Bon bout d'An !
Comme on a l'habitude de dire en Provençal : A l'An que vèn ! Se siam pas maï Que seguen pas mens. En français : A l'année qui arrive ! Si nous ne sommes pas plus Que nous ne soyons pas moins. Bonne année à tous, mes amis, santé et prospérité, joie dans...
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Rosemonde Gérard : Calendrier
Janvier nous prive de feuillage; Février fait glisser nos pas; Mars a des cheveux de nuage, Avril, des cheveux de lilas. Mai permet les robes champêtres; Juin ressuscite les rosiers; Juillet met l'échelle aux fenêtres, Août, l'échelle aux cerisiers. Septembre,...
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Le mai le joli mai.
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin Des dames regardaient du haut de la montagne Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne Qui donc a fait pleurer les saules riverains Or des vergers fleuris se figeaient en arrière Les pétales tombés des cerisiers...
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CHARLES BEAUDELAIRE(1821-1867) : LE CHAT (Spleen et idéal)
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir...
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Automne.
Odeur des pluies de mon enfance Derniers soleils de la saison ! A sept ans comme il faisait bon Après d'ennuyeuses vacances, Se retrouver dans sa maison ! La vieille classe de mon père, Pleine de guêpes écrasées, Sentait l'encre,le bois, la craie Et ces...
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Francis Carco : L'averse.
Un arbre tremble sous le vent, Les volets claquent. Comme il a plu, l'eau fait des flaques. Des feuilles volent sous le vent Qui les disperse. Et, brusquement, il pleut à verse. Le jour décroît. Sur l'horizon qui diminue Je vois la silhouette nue D'un...
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Francis CARCO : Le carillon.
Le carillon bat dans la pluie Méticuleuse de province. Le carillon bat, chante et grince Sous ma fenêtre et je t'écris: " Il pleut. Vas-tu m'aimer longtemps, ma tendre amie? " Je n'en sais rien, tu n'en sais rien Et notre amour si plein de frissons et...
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Arthur Rimbaud : Rêvé pour l'hiver.
L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux. Tu fermeras l'œil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses,...
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Victor Hugo : Puisque mai tout en fleurs...
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame, Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme La campagne, les bois, les ombrages charmants, Les larges clairs de lune au bord des flots dormants, Le sentier qui finit où le chemin commence, Et l'air...
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Charles d'Orléans: Rondeaux.
Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie, Et s'est vêtu de broderie, De soleil luisant, clair et beau. Il n'y a bête ni oiseau Qu'en son jargon ne chante ou crie: Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie. Rivière,...
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Pierre Menanteau : Du mois d'avril au mois de mai.
Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. Un joli temps de jeune fille, Tire l'aiguille, prend le dé. Parfois un bel arc irisé Pavoise l'averse qui brille. Du mois d'avril au mois de mai La terre se fait plus gentille. La violette...
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José Maria de Heredia : Epiphanie .
Donc Balthazar, Melchior et Gaspard, les rois mages Chargés de nefs d'argent, de vermeil et d'émaux Et suivis d'un très long cortège de chameaux S'avancent, tels qu'ils sont dans les vieilles images. De l'Orient lointain, ils portent les hommages Au pied...
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De mes nouvelles: Retour à la maison.
Bonjour mes amis, Rassurez-vous, je suis enfin sortie de l'hôpital ce jeudi 22, à 14h, après sept jours d’hospitalisation. Avec un traitement à la clé, antibiotiques jusqu'à demain et oxygène à la demande. Je suis un peu fatiguée des suites de cette hospitalisation...Mais...
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Charles Baudelaire : Tristesses de la lune.
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ; Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, Qui d'une main distraite et légère caresse Avant de s'endormir le contour de ses seins, Sur le dos satiné des molles avalanches, Mourante, elle se livre aux longues...
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Charades.
Mon premier est métal précieux. Mon second, habitant des cieux. Et mon tout un fruit délicieux. Mon premier dans les airs lève sa noble tige. Mon second le traverse et mon tout y voltige. Mon premier est un délit. Mon second est du riz. Mon troisième...
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Solution des charades d'hier.
1) Mon premier est cogne Mon deuxième est cogne, Mon troisième est cogne, Mon quatrième, mon cinquième et mon sixième sont des cognes. Mon tout cigognes ( six cognes, gendarme en argot) 2) Mon premier est : chaussette fine, Mon deuxième est : deux beaux...
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Leconte de Lisle : Paysage de juin.
Les prés ont une odeur d'herbe verte et mouillée Un frais soleil pénètre en l'épaisseur des bois, Toute chose étincelle et la jeune feuillée Et les nids palpitants s'éveillent à la fois. Les cours d'eau diligents aux pentes des collines Ruissellent, clairs...
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Emile Verhaeren : Les greniers .
Sous le manteau des toits s'étalaient les greniers, Larges, profonds, avec de géantes lignées De traverses en croix et de lourds madriers, D'où pendaient à des fils un peuple d'araignées Les récoltes d'été s'y trouvaient alignées ; Le seigle et le froment...
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