Joséphin Soulary : La veillée des rêves.
En hiver, quand le vent de bise
Hurle au loup dans la forêt grise,
Et que la Muse entre au logis,
Les doigts rougis,
Heureux qui peut, sa porte close
Au froid noir, au souci morose,
Rêver son rêve le plus cher
Près d'un feu clair !
S'il est vrai que le feu recèle
Un esprit dans chaque étincelle,
Flotte, ô chimère, avec l'essor
Des mouches d'or !
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