L'essence jaune de l'été.
Il reste encore l'essence jaune, l'été,
Et tes mains effleurant des méduses dans l'eau,
Tes yeux soudain ouvert, les premiers
Yeux du monde, et les grottes marines,
Pieds nus sur le sol rouge.
Il reste encore l'éphèbe blond de pierre, l'été,
Un peu de sel séché dans le creux d'un rocher,
Quelques aiguilles de pin après la pluie
Rousses et dispersées comme un filet en loques.
Georges Séféris.
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